Un jour, un destin: Pierre Richard, l’incompris

Le burlesque sur les blessures

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Le rire pour cacher des larmes. Les pitreries pour combler un besoin d’amour et de reconnaissance. Quid de l’acteur comique. Successeur proclamé Bourvil et de Funès, Pierre Richard réveille le burlesque dans les années 70 et 80. Mais le Distrait très discret dissimule ses blessures. Gamin étouffé par la rigidité et la froideur d’une famille aristocratique, il trouve sa vocation dans son admiration pour Danny Kaye. De ses premiers succès sur scène avec Victor Lanoux à la reconnaissance tardive de ses pairs (césar d’honneur en 2006), en passant par sa rencontre avec Yves Robert et le triomphe de son duo avec Gérard Depardieu, la carrière de « l’homme élastique » est relue à la lumière de ses failles. Il aurait voulu être « les petits pains de Chaplin, le chapeau de Buster Keaton et les jambes de Jacques Tati ». Ces artistes l’ont grandi. Son art subversif, lui, a fait grandir le cinéma français.

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