La liberté de la presse au pays de Poutine

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Dimitri Kisselev n’est pas du genre à faire dans la nuance. En suivant son émission d’actualités, qui s’étale sur deux heures sur la chaîne d’Etat russe Rossia 1, on pourrait avoir l’impression tous les jours que la guerre avec l’Occident, c’est déjà pour demain. La puissance militaire russe y est glorifiée, et les ennemis ukrainiens vertement critiqués. Kisselev appartient à cette classe médiatique dédiée à la promotion de la politique du président Poutine et il est même le seul journaliste visé par les sanctions de l’Union européenne à l’égard de la Russie. La propagande selon Poutine décortique les titres, volontiers anxiogènes, de son émission, et fait le point, avec un aplomb et un parti pris assumés, sur la liberté de presse en Russie, où la popularité de son leader semble toujours aussi forte, malgré ou grâce au conflit avec l’Ukraine.

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