Thalassa : Marseille, plus belle la mer

Cap sur la cité phocéenne: Georges Pernoud et Gérard Krawczyk signent deux chants d’amour pour Marseille.

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Voilà quarante ans que Thalassa sillonne les eaux et les côtes du monde entier. Confortablement installé dans la case du vendredi soir, le magazine de la mer avait débuté doucement, au rythme de trente minutes chaque mois. Et, surtout, à Marseille, où Georges Pernoud enregistrait alors chaque numéro. C’est donc tout naturellement que le présentateur est revenu là où tout a commencé, célébrant ce bel anniversaire par une soirée spéciale consacrée à la cité phocéenne. Un rendez-vous en deux temps – le numéro de rentrée de Thalassa, suivi d’un documentaire de Gérard Krawczyk – mais avec un seul mot d’ordre: révéler, derrière l’écran sale de sa réputation sulfureuse, l’authenticité, la singularité et la chaleur de cette ville à nulle autre pareille. Pour dépasser les clichés (violence, saleté, trafic de drogue…), le magazine entame son tour d’horizon par sa carte maîtresse: une balade au côté d’Aurélie Vaneck, alias Ninon dans Plus belle la vie. En sa compagnie, mais aussi celle de plongeurs, de dockers ou d’un promoteur immobilier, l’on prend le pouls d’une Marseille en pleine évolution, soucieuse de préserver son âme autant que de s’offrir un ravalement de façade. Et parmi les nombreuses transformations, on note de vraies réussites à l’instar du superbe Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, érigé à l’entrée du Vieux-Port. Mais Marseille, c’est d’abord par les Marseillais qu’on la découvre. Le réalisateur de Taxi en a suivi vingt-deux, qui illustrent toute la diversité et le métissage de la plus vieille ville de France (2.600 ans d’âge) et dont les témoignages sont (presque) autant de déclarations d’amour à l’ancienne Massilia. Un portrait haut en couleur qui, bien que tendre et bienveillant, n’occulte pas le négatif et donne à ressentir la cité physiquement et humainement.

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