Narcos, saison 1

Escobar entre les lignes

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Raconter en dix épisodes les mille et une facettes d’un personnage aussi complexe que Pablo Escobar, tel est le défi que se sont lancé les producteurs de Narcos, série coup de poing qui revient sur l’ascension du baron de la drogue et la traque incessante de la DEA (Drug Enforcement Administration) pour l’appréhender. Du petit trafic de matériel hi-fi, alcool et marijuana au sommet du cartel de Medellín, en passant par son entrée ratée en politique, son aide surdimensionnée aux pauvres et le jeu du chat et de la souris avec les autorités américaines, tout est passé au crible de la caméra de José Padilha. Réalisateur des premiers épisodes, il mène la danse et imprime sa patte qui a fait le succès de ses deux Tropa de elite (ours d’or à Berlin en 2008), oscillant entre fiction et documentaire, avec insertion d’images d’archives et un souci du détail au millimètre. Acteur principal des deux Tropa, Wagner Moura incarne à merveille un Escobar bedonnant, froid et plein de morgue. De l’autre côté du miroir, Boyd Holbrook (Gone Girl) convainc dans le rôle plus convenu de l’agent de la DEA déterminé à mener sa mission à bien, dans une Colombie dont les plus pauvres voyaient leur sauveur dans celui qui reste un des trafiquants les plus sanguinaires de l’histoire du pays.

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