Face au public: Pierre Perret

La Trois est la seule chaîne qui rend hommage, comme ça, sans date anniversaire précise. Juste pour faire plaisir aux fans.

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En 1986, Pierre Perret chantait Irène, Ma p’tite Julia, Mon p’tit loup, Estelle, Lili, La cage aux oiseaux, Le zizi, Les jolies colonies de vacances… Des tubes que le public lui réclame encore aujourd’hui.

Est-ce parce que vos doigts ont effeuillé tant de roses que vous sortez Mes femmes, ce nouvel album?

PIERRE PERRET – C’est avec beaucoup d’imagination et d’observation… Parce que si j’avais connu bibliquement toutes ces demoiselles (il y en a 40 – NDLR), je sais que je n’ai pas l’air frais, mais je serais beaucoup plus fatigué!

 

Cela vous chagrine d’être un peu oublié par les radios?

P.P. – Oh vous savez, les salles sont pleines partout et il y a presque soixante ans que cela dure! Si on prévoit une salle de 5.000 places, on en refuse 3.000. Alors si ça continue comme ça, je n’ai pas de souci à me faire.

 

Vous venez de fêter vos 81 ans, c’est beaucoup trop jeune pour n’avoir plus rien à dire.

P.P. – J’ai toujours envie d’écrire et je n’arrête jamais. Si un jour vraiment ça m’emmerde, si j’ai plus rien à dire, alors j’arrêterai. On ne peut pas se forcer pour écrire, c’est impossible.

 

Pourtant sur scène, vous êtes obligé de reprendre vos chansons plus connues?

P.P. – J’ai passé ma vie à virer les vieilles pour prendre les jeunes. Ma femme a toujours été d’accord tant qu’il ne s’agissait que de chansons. Mais c’est vrai que les incontournables, je dois les chanter. A chaque nouveau récital, j’ajoute 2 ou 3 nouvelles et elles sont perçues magnifiquement. Avec Pas très belle, la salle jubile, elle est écroulée de rire avec Alphonsine. Puis, il y a de grosses émotions avec La femme grillagée ou Femmes battues. J’en vois pleurer au deuxième rang et, à la fin du concert, venir me remercier. Là, on se rend compte qu’elles ont dû en prendre plein la poire.

 

Comme Brassens, Aufray, votre nom s’inscrit sur des écoles…

P.P. – Il y en a plus de trente. Il y a des squares, des rues. Il y a même à Waremme une bibliothèque qui porte mon nom et ça me touche infiniment. Connaître ça de son vivant c’est gratifiant.

 

Quel beau souvenir gardez-vous de votre vie d’artiste?

P.P. – Le public. Pour donner un exemple, j’ai participé deux fois au festival des Vieilles Charrues. Durant 1  heure 30, je chantais devant 60.000 spectateurs complètement à l’écoute, réceptifs. Je ne connais pas d’émotion plus forte que cette inondation d’amour.

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