Moto2: Grand prix d’Indianapolis

Le 12 juillet, sur le circuit du Sachsenring, Xavier Siméon remportait son premier grand prix, trente-deux ans après la dernière victoire belge.

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Après une trêve estivale de trois semaines, le seul représentant belge en Moto2 reprend les commandes de sa Kalex pour une deuxième partie de saison où la Brabançonne pourrait à nouveau retentir.

A mi-championnat, quel est votre ressenti sur la saison?

Xavier Siméon – La place que j’occupe aujourd’hui ne reflète pas le beau potentiel que mon équipe possède depuis le début de l’année. Je suis sixième au championnat alors que, sans les abandons que j’ai connus en course, je pourrais en théorie être troisième ou quatrième. Je suis donc un peu frustré. Mais j’essaie d’oublier et d’aller de l’avant pour les courses qui restent à disputer.

Quel est votre objectif pour cette saison?

X.S. – Dès l’entame du championnat, mon objectif a été de terminer dans le top 5 final. J’ai bien commencé puis il y a eu l’accrochage avec Zarco à Austin, la chute en Argentine… Tout cela nous a coûté cher au classement. La Moto2 est une catégorie où on ne sait jamais vraiment ce qui va se passer, on a toujours des kamikazes dans les premiers virages.

On vous sent plus zen cette année…

X.S. – L’an dernier, quand j’ai été en difficulté, j’ai commencé à voir Philippe Godin, un psychologue sportif. J’ai toujours pensé que je n’en avais pas besoin parce que j’étais fort dans ma tête. En réalité, c’est totalement différent de ce que je m’étais imaginé. Si aujourd’hui je me sens plus zen et plus déterminé dans mon approche, c’est en grande partie grâce à lui.

Vous avez commencé votre carrière en 1998 en karting. Pourquoi ne pas avoir continué sur 4 roues?

X.S. – Un an après avoir débuté en karting, j’ai commencé la pocket bike avec mon cousin. On combinait les deux mais ça nous faisait partir presque tous les week-ends. Et les sports mécaniques sont onéreux. Mes parents m’ont demandé de faire un choix. J’ai opté pour la moto. J’aimais mieux l’ambiance de ce sport et rouler sur deux-roues m’amène de meilleures sensations.

Rouler en compétition exige une hygiène de vie irréprochable. N’est-ce pas difficile au quotidien?

X.S. – Je fais ça depuis toujours, c’est devenu normal. Mais quand on est plus jeune, c’est vrai qu’on fait beaucoup de sacrifices. Je sais que j’ai une chance énorme d’évoluer dans ce milieu, beaucoup voudraient être à ma place. J’ai eu le bonheur d’être soutenu et la moindre des choses, c’est de me montrer à 100 % professionnel, même en dehors des courses.

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