Mondes insolites: Dubaï, paradis des expatriés

Dubai, un nouvel eldorado? Trois Français, les pieds dans la mer, la tête à l'ombre des palmiers, profitent de 365 jours de soleil par an.

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Marie-Christine, 58 ans, a suivi son mari dans l’émirat. Quand, pour des raisons professionnelles, il a été rappelé en France, cette directrice de communication a décidé de rester. Depuis, elle a ouvert une agence de tourisme pour francophones et se charge de faire découvrir toutes les curiosités, particularités et même un lieu historique (oui, ça existe) de la ville. Pour une centaine d’euros, elle emmène ses clients au marché aux poissons, dans une boulangerie locale… Voilà pour le côté rustique. Le lendemain: visite du Dubai Mall, le centre commercial le plus grand du monde, qui abrite sur ses 800.000 m2 1.200 boutiques, 120 restaurants, une patinoire olympique, une piste de ski (!), un aquarium où nagent 85 espèces et où les plongeurs peuvent s’ébattre, parmi raies et requins.

 

Siem, 33 ans, est à la tête d’une entreprise de brochures digitales. Dubai représente pour elle l’épanouissement professionnel. Elle gagne entre 10 et 15.000 euros par mois et savoure tout ce que cette ville et cette vie peuvent lui offrir. Yacht, paillettes, tout ce qui brille et scintille!

Sur la plage, Xavier, 35 ans, prend aussi son pied. Il a ouvert une école de kitesurfing et gagne sa vie en pratiquant son hobby. Un luxe dont il ne pourrait jouir en Auvergne. Alors, il en profite. Tant qu’il peut, car la moyenne d’âge des expatriés est de 25 à 45 ans. Après, le mal du pays les gagne. Mais lui, quand il a assez goûté la salinité de la mer, il part dans les dunes faire du parapente. Ça l’aide à tenir. Cette carte postale très artificielle ne dit pas un mot des autres expatriés, ces centaines d’ouvriers exploités. Des Asiatiques, surtout, venus du Pakistan, du Népal, du Bangladesh ou d’Inde. Ils seraient, selon Human Rights Watch, près de 5 millions à construire gratte-ciel, centres commerciaux et routes, à travers toute la région. Pas un mot non plus de l’esclavagisme sexuel qui s’y est développé. Mais bon, tout cela ne fait ni rêver, ni vendre!

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