Real Humans, saison 2

Humains, forcément humains

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Comment définir l’humanité? Perceptible dès le début de Real Humans, la question domine cette deuxième saison, plus sombre et plus complexe que la précédente. Plusieurs « hubots » (mi-humains, mi-robots) cèdent à la violence, cristallisant l’animosité des opposants à ces machines qui menacent de prendre leur place. Face à une population contrainte de choisir son camp, les hubots se divisent pareillement entre affranchis avides de pouvoir – dont Béa, figure centrale de ces dix inédits, prend la tête – et partisans d’une vie harmonieuse, voire amoureuse, avec les humains. A mesure que les positions de chacun se durcissent, les frontières s’estompent – entre les hommes et les robots, mais aussi entre la vie et la mort lorsque le clonage vient offrir l’éternité. Sous les couleurs acidulées d’une mise en scène léchée, la tension s’accroît et le malaise grandit. Notre addiction aussi.

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