Sale temps pour la planète: Hawaï, urgences d’Etat

Hawaï aïe

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Maui, Oahu, Kauai… Des noms qui alimentent les rêves des touristes. Les plages de ces îles ont fait la réputation de l’archipel de Hawaï et la joie des surfeurs, et rapporté une jolie manne financière au cinquantième Etat des États-Unis. Mais une étude publiée début 2015 annonce un avenir moins éclatant pour ces îles paradisiaques. 70 % des plages hawaïennes sont victimes d’une érosion inquiétante, qui peut dans certains cas faire disparaître jusqu’à trois mètres de terre par an. En cause, bien évidemment, le changement climatique. Aujourd’hui, les Hawaïens prodiguent pas mal d’efforts pour contrôler leurs côtes – tout en évitant de construire des digues à tout prix pour conserver un statu quo, puisqu’elles n’ont pas toujours un impact positif sur les quantités de sable contenues sur les plages. Seule solution parfois: déverser du nouveau sable par tonnes.

Mais l’érosion n’est pas la seule menace pour l’archipel. Sale temps pour la planète échafaude des pistes de scénarios plus ou moins catastrophiques pour l’avenir de Hawaï, qui abrite trois des volcans les plus actifs au monde, et une activité sismique telle que certaines de ses îles sont encore en formation. Si les coulées de lave constituent une menace en soi, comme à Pahoa, petit village proche du volcan Kilauea, en éruption continue depuis plus de trente ans, elles ne sont rien par rapport à la perspective d’une vaste éruption. Accompagnée d’un séisme, elles pourraient déclencher un tsunami aux conséquences dramatiques.

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