Les Chorégies d’Orange: Le trouvère

Sérénades et crises de jalousie

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La légende dit que lors de sa première, en 1853, Le trouvère bouleversa la ville de Rome tout entière. Verdi était devenu le plus grand des compositeurs italiens. Lorsqu’on lui demanda de monter l’œuvre, plus tard, Arturo Toscanini, le grand chef d’orchestre, aurait dit quelque chose du genre: « Trouvez-moi les quatre plus belles voix du monde, et tout ira très bien ». C’est dire si l’opéra en quatre actes, qui complète une trilogie avec La Traviata et Rigoletto, ressemble à une forme de monument toujours un peu inaccessible. Ce soir, aux Chorégies d’Orange – donc dans un cadre pas horrible, celui du théâtre romain -, Roberto Alagna se met dans la peau de Manrico le trouvère qui séduit Léonora à coup de sérénades, en aiguisant la jalousie tenace du comte de Luna, qui entend bien épouser la dame d’honneur. Le reste de l’histoire est tortueux comme le labyrinthe de Minos, mais n’en aboutit pas moins à un authentique chef-d’œuvre de l’opéra.

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