Complément d’enquête: Luc Besson, le mal-aimé

En trente-cinq ans de carrière, Luc Besson a exploré la planète cinéma sous toutes ses coutures. Et le parcours de ce passionné est loin d'être arrivé à son terme.

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A 56 ans, le réalisateur peut se targuer d’une carrière hors du commun, où la polyvalence est de mise. Réalisateur, producteur, scénariste, concepteur de la Cité du cinéma…: qu’on l’aime ou qu’on le déteste, il faut reconnaître à l’homme un talent indéniable de créateur explorant constamment toutes les facettes du septième art. Avec à la clé quelques cartons planétaires, à l’instar du Cinquième élément en 1997 et plus récemment de Lucy, plus gros succès du cinéma hexagonal à l’étranger depuis vingt ans.

Alors qu’importe si les productions Besson, via sa société EuropaCorp, se font souvent railler par la critique pour trop laisser la part belle à l’action au détriment du scénario. Une publication lui reprochera même de « vendre de la pellicule au kilo ». C’est oublier un peu vite que cette boîte de prod a aussi permis l’existence de films d’auteurs parmi lesquels Trois enterrements ou I Love You Phillip Morris. Et que la Cité du cinéma, implantée à Saint-Denis, au nord de Paris, se veut un pôle cinématographique unique en Europe qui donne la priorité aux talents actuels et en devenir. Le cinéaste peut dès lors se permettre de ne pas trop se préoccuper de ses détracteurs: « Je me moque de ce que peut dire toute la clique du milieu. Je me sens reconnu par ceux qui savent ce que signifie suer sur un film, parfois le rater et de temps en temps le réussir« .  

Besson reste donc un éternel curieux, un touche-à-tout qui avoue que son plus grand plaisir, parmi ses multiples casquettes, a toujours été celui d’écrire: « C’est le seul moment où on n’embête personne. La grande vertu de l’écriture, c’est qu’on est tous égaux: chacun peut prendre une feuille et un stylo. Cela oblige à une espèce d’humilité, le résultat ne peut être bon que si on a été studieux et régulier« .

Avec une vie privée aussi intense que du côté professionnel, celui qui fut le compagnon ou le mari d’Anne Parillaud, de Maïwenn et de Milla Jovovich a toujours tout vécu pleinement. Et les projets fourmillent: le réalisateur vient d’annoncer la mise en chantier de son prochain film, inspiré d’une BD des années 70: Valérian et la cité des mille planètes. La planète Besson, elle, n’a donc pas fini de tourner!

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