Meurtres au paradis Saison 4

Nouveau départ

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Après trois ans et demi d’enquêtes au commissariat d’Honoré sur l’île caribéenne de Sainte-Marie, Sara Martins a décidé de voguer vers d’autres cieux.   

Alors que La Une termine la diffusion de ces huit épisodes, France 2 entame la saison 4 de la série policière à l’humour so british. L’actrice d’origine capverdienne Sara Martins, aussi héroïne du polar Détectives, a profité de son passage au Festival de télé de Monte-Carlo pour faire le point sur le départ de son personnage, le sergent Camille Bordey.

N’est-ce pas paradoxal de quitter une série en plein succès?

SARA MARTINS – J’ai eu une chance folle de faire partie de cette série pendant plusieurs années. Mais au bout de trois ans, j’avais l’impression que j’arrivais au bout de ce que je pouvais donner à mon personnage et que j’allais être en redite. C’était mieux de faire venir quelqu’un d’autre qui allait redynamiser et apporter du sang neuf à la série.

Comment votre sortie s’est-elle organisée?

S.M. – J’ai parlé de ma décision aux producteurs pour qu’ils ne lancent pas une cession d’écriture en incluant totalement mon personnage. En revanche, je souhaitais m’aménager une sortie. J’avais besoin de dire au revoir. C’est pourquoi j’ai participé à quatre épisodes de la saison 4. Cela s’est fait en bonne collaboration. J’ai pu accueillir Joséphine Jobert qui joue la nouvelle recrue, Florence Cassell. Le passage de relais s’est opéré tout en douceur.

Meurtres au paradis vous a permis d’aborder le registre de la comédie…

S.M. – Pendant longtemps, j’ai surtout été engagée pour des rôles dramatiques ou de femme « rentre-dedans ». Mais aujourd’hui, la comédie me plaît bien. J’ai eu un très bon professeur en la personne de Ben Miller qui interprète l’inspecteur Richard Poole dans les premières saisons. Pour être amusant, il faut oser prendre des risques et savoir lâcher prise. Auparavant, j’avais un côté un peu trop bonne élève et scolaire. Avec l’âge, je m’aperçois que je m’en débarrasse. J’ai plus confiance en moi. Et je me permets de sortir des rails.

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