Rituels meurtriers

La franc-maçonnerie dévoilée par le prisme d’une enquête policière, dans un téléfilm sans clichés.

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Beaucoup la considèrent toujours comme une société secrète. Mais ses membres, eux, préfèrent la qualifier de « discrète ». Il n’empêche. Depuis son apparition en France au XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie – née en Angleterre – n’a eu de cesse de nourrir de nombreux fantasmes. Secte pour les uns, élite pour les autres, elle se veut avant tout une expérience de développement personnel. Afin de la démystifier, Daniel Keller, l’actuel Grand Maître du Grand Orient de France, a même entrepris une vaste campagne de communication. Le sujet, en tout cas, intéresse grandement. Il suffit pour s’en convaincre de jeter un œil aux multiples couvertures que lui consacrent régulièrement les magazines d’actualités. Le téléfilm Rituels meurtriers, déjà diffusé il y a quatre ans sur France 2, entend lui aussi surfer sur cette fascination. Au cœur de son intrigue, le capitaine de police Bénita (Eric Elmosnino) et la commissaire Valère (Florence Loiret-Caille) enquêtent sur trois meurtres commis dans une même journée. Très vite, le tandem va comprendre que ces crimes ont pour point commun la franc-maçonnerie… Autant y aller tout de go: cette investigation criminelle, classique dans sa construction, n’a que peu d’intérêt. Reste qu’elle présente fidèlement et de façon détaillée les codes de base de l’organisation, au regard des écrits facilement accessibles au public profane. On n’en attendait d’ailleurs pas moins, puisque le scénario s’inspire d’une idée originale travaillée entre autres par Alain Bauer, un franc-maçon assumé. Seul bémol: les temples ont été recréés, le Grand Orient de France ayant refusé de les mettre à disposition de l’équipe de tournage. De quoi cultiver encore un peu plus une partie du mystère…

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