Ce matin, un lapin…

L'éphémère spin-off de Once Upon A Time revisite le pays des merveilles d'Alice. Mais pas que.

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On croyait que tout ça n’était qu’un rêve. Que le pays des merveilles n’existait pas. Après tout, c’est bien ce que Lewis Carroll nous avait assuré à la fin d’Alice au pays des merveilles. Walt Disney lui aussi en était arrivé à cette conclusion dans son dessin animé de 1951, 86 ans après la parution du roman original. Les auteurs de Once Upon A Time In Wonderland, eux, sont persuadés du contraire. Pour ces scénaristes-là, la jeune blonde (incarnée par Sophie Lowe, La gifle) a bel et bien foulé ce terrain de jeu extraordinaire peuplé d’étranges créatures. Mais au début de leur récit, tout le monde la croit folle. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle est désormais enfermée dans un asile psychiatrique. À vrai dire, celle qui a aujourd’hui beaucoup grandi semble douter également de sa lucidité. Jusqu’à ce que le Valet de Cœur (Michael Socha) débarque de nulle part et vienne la sauver des griffes de ses geôliers. Ni une ni deux, et les voilà de retour dans cet univers magique, accompagnés du fameux lapin blanc qui ne manquera pas de leur rappeler qu’il est à la bourre. Là, Alice n’a plus qu’une idée en tête: retrouver la trace de Cyrus (Peter Gadiot). Un Génie dont elle s’était entichée et qui est à présent retenu prisonnier par le maléfique Jafar (Naveen Andrews, Lost). Produite en 2013, cette série dérivée de Once Upon A Time nous replonge ainsi dans cette dimension onirique toujours gouvernée par la Reine de cœur, tout en prenant la liberté de nous transporter jusqu’à Agrabah, la ville imaginaire, théâtre des aventures d’Aladdin. Plus sombre que le classique de Disney, ce spin-off aux couleurs souvent criardes (on regrette l’utilisation excessive de fonds verts) garde le cap jusqu’à son point final. Et ce quand bien même ses histoires sont un chouïa tarabiscotées.

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