Christine de Suède, une reine libre

On oublie parfois que les reines du passé ont été plus libérées que les reines d'aujourd'hui, elles qui sont si lardées par le poids du protocole et la faiblesse du pouvoir qu'elles exercent. 

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Parmi toutes ces illustres dames couronnées, Christine de Suède (1626-1689) fait figure d’être à part. Son père, le très puissant Gustave Vasa n’aura pas d’héritier mâle. A sa mort, c’est Christine, qui a été éduquée comme un garçon, qui reprend le flambeau. Une reine libre joue à fond la carte du docu-fiction, entre aujourd’hui et le XVIIe siècle et glisse Christine et sa cour dans une reconstitution bien ficelée. On y découvre un destin peu courant: à 28 ans, après avoir signé des traités de paix et pas mal usé les finances royales en soirées mondaines, Christine décide de tout plaquer pour se convertir au catholicisme et part pour Rome. Une trajectoire surprenante qu’on préfère découvrir sur Arte plutôt que dans une émission « têtes couronnées » frivole. – Q.N.

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