Sex Addicts

La Une explique l'addiction sexuelle, la vraie, celle qui a enterré DSK et dont les autres souffrent dans l'ombre.

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N'importe quel psychologue vous le dira: être accro au sexe, ça veut à la fois tout dire et ne rien dire. Surtout d'un point de vue médical. Parce qu'entre l'homme "qui pense à ça tout le temps", la femme "qui aimerait passer plus de temps sous la couette" ou le séducteur "qui ne peut jamais s'empêcher de plaire", il y a déjà des grosses différences. Et cela devient encore plus complexe quand il s'agit de poser un diagnostic, vu la nuance à pointer entre la simple envie et le réel besoin. Un vrai casse-tête, donc, pour le corps médical. Qui généralement, pour s'approcher de la vérité, pose une question très simple à son patient: "Est-ce que vous en souffrez?" Quand la réponse est "oui", le processus de guérison peut commencer, même s'il n'est jamais simple. Car dans ce cas-là, la psychologie n'hésite pas à parler d'une addiction qui se rapproche fortement de celle dont souffrent les accros aux drogues dures. Des besoins compulsifs, frénétiques, soudains, incessants et, surtout, envahissants, qui transforment le quotidien en une véritable chair électrique où personne n'aurait envie de s'asseoir. Comme ces foutues cigarettes, ces satanées bouteilles ou ces épuisantes heures passées sur Internet. Une pulsion dénuée de tout plaisir qui ne se contrôle pas. Un désir qui n'en est pas vraiment un ou, en tout cas, qui ne l'est plus. Une maladie, donc, qui obsède puis fragilise. Dans le documentaire Sex Addicts, la médecine se met dans la peau de ces shootés de "la chose", non sans se questionner sur des cas encore plus délicats, communément appelés les "pervers", qui font entrer la patholgie dans une autre sphère. Et comme une évidence, La Une fera suivre les ébats par un portrait sur DSK, l'homme qui voulait séduire le monde mais dont l'histoire a fini en acte manqué.

DSK, L’HOMME QUI VOULAIT TOUT LA UNE 23H20 [2*]

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