Intrusion – Saison 1

Pianiste concertiste de talent ou imprimeur et père de famille? Jonathan Zaccaï ne sait plus qui il est.

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Jonathan Zaccaï s’est imposé comme une évidence au réalisateur Xavier Palud. Et bientôt aux téléspectateurs d’Intrusion. L’acteur porte cette mini-série fantastique sur l’identité et la solitude, dans laquelle il incarne… des jumeaux.

En quoi ce scénario vous a-t-il intéressé?

Jonathan Zaccaï – J’adore les histoires d’usurpation d’identité. C’est une série assez audacieuse, où les retournements sont nombreux. On part dans les spirales du personnage. C’était excitant d’être dans une fiction qui est une aventure, avec des questionnements qui me parlent beaucoup. On est au bord de la folie, dans l’effroi et la peur. Et quand on est acteur, on a rarement l'occasion de se retrouver face à soi-même.

Comment avez-vous abordé cette gémellité à l’écran?

J.Z. – A un moment, j’ai pensé qu’il fallait que les personnages soient exactement les mêmes pour rendre la folie encore plus schizophrénique. Finalement, c’était plus ludique de les différencier. On a beaucoup travaillé là-dessus avec Xavier Palud. C’était très intense et parfois compliqué. On n’est pas loin du ridicule sur ce genre de tournage. J’avais peur qu’on rate un palier pour le spectateur. Sur le papier, certaines scènes sont invendables, mais à l’image, ça marche.

A l’affiche de trois séries, vous vous faites une place à la télé française…

J.Z. – Ce sont des objets que j’aime indépendamment du format. J’avais envie de travailler avec Rochant [Le bureau des légendes]. Je suis dans un truc plus ludique avec L’hôtel de la plage. On joue aux vacances et on en prend aussi. Intrusion, c’est un peu à part. Je fais ce métier pour faire des choses très différentes. Après, c’est vrai que j’aurais presque préféré que tout ne tombe pas en même temps!

Votre dernier film belge était Les âmes de papier, en 2013. Quel rapport entretenez-vous avec la Belgique?

J.Z. – Je dois beaucoup à la France parce que c’est là que j'ai commencé à tourner. Mais il y a une hiérarchie des équipes qu’il n’y a pas en Belgique. Ici, si on joue mal, le perchman vous fait une grimace. On est tous dans la même casserole. Je pense que pour ne pas se prendre la grosse tête, c’est très bien de tourner en Belgique. Ensuite… c’est le pays de mon cœur.

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