Berlusconi, le racket et la mafia

Retour sur les liens entre le Cavaliere et la Main noire italienne, avant une deuxième partie de soirée sous forme d'enquête sur le racket.

 

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Il a vendu des aspirateurs et joué au photographe dans des cérémonies de mariage avant de devenir un ponte des médias privés italiens. Silvio Berlusconi a poursuivi par la voie politique, dans une Italie des années 80 plutôt bien gangrenée par les affaires louches. Après, il fera la carrière qu’on lui connaît, entre politique-spectacle, procès et histoires de (jeunes) filles. Le tout pendant que son pays glissera, lentement mais sûrement, vers une situation économique déplorable. Berlusconi et la mafia s’appuie sur des témoins de première main et des juges anti-mafia pour relancer le pavé dans la mare aux soupçons. Est-ce que le très lifté Silvio a eu recours à l’aide de la mafia sicilienne durant sa carrière, pour asseoir son ascension politique et économique? Ce pacte avec la mafia, déjà relayé par les médias en 2013, daterait de 1974, à l’époque où Berlusconi tenta de se faire protéger contre d’importants paiements. On le sait: la pratique du racket (ou pizzo) ne date pas d’hier en Italie. Un deuxième documentaire, Antiracket, examine justement comment, au début des années 90, des commerçants siciliens ont tenté de s’allier contre cette pratique. Le premier d’entre eux, Libero Grassi, n’a survécu que trois semaines à son insurrection. Mais le mouvement a pris de l’ampleur, levant le lourd tabou sur cette pratique qui paralyse le sud de l’Italie. Récemment, dix-sept politiciens ont été jugés « imprésentables » par une commission anti-mafia, montrant que certaines lignes peuvent peut-être bouger.

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