Vincent Lindon Revolvers

Sur la pellicule d’un vieux film en super-huit, un enfant s’avance vers l’objectif, chapeau de cow-boy vissé sur la tête et revolvers aux poings. 

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Le petit Vincent a-t-il déjà tout en lui du grand, de ses colères, de sa rage, de ses combats? Il reste en tout cas bien vivant dans le cœur de l’homme devenu acteur et dont le succès – arrivé à la quarantaine – n’a pas occulté l’immense besoin d’amour et d’attention hérité d’une enfance malheureuse. 
 
Le garçon s’ennuyait à mourir; l’adulte mord la vie à pleine dents, interpelle, converse, aborde sans ambages les gens qui l’entourent. Un contact humble, simple et direct. 
 
Avec la même franchise un peu brusque, il se livre à la caméra (joliment inspirée) de Thierry Demaizière dans un très beau portrait, subtil, drôle et sensible, à l’image de cet écorché vif. Et lorsqu’il confie ne pas se trouver aimable, on lui tendrait volontiers un miroir afin qu’il rencontre celui qui, du comptoir d’un bar à la quête d’un skate-board, ouvre si généreusement les portes d’une sacrée belle âme.

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