Un jour, un destin: Emmanuelle, les dessous d’un succès

Pour ce nouveau numéro de Un jour, un destin, Laurent Delahousse décrypte Emmanuelle, le film cul(te) des années 1970.

1229853

 Lorsque le producteur Yves Rousset-Rouard achète les droits du roman érotique d’Emmanuelle Arsan pour l’adapter au cinéma, il a en tête de faire plus de spectateurs que le sulfureux Dernier tango à Paris de Bertolucci. Mais le pari est loin d’être gagné. Car en confiant la réalisation au photographe de charme Just Jaeckin et le rôle principal au jeune mannequin néerlandais Sylvia Kristel, deux parfaits inconnus, nul ne pouvait prédire l’incroyable succès de ce roman-photo érotico-chic qui échappa de peu aux foudres de la censure. Véritable phénomène: Emmanuelle resta 12 ans à l’affiche sur les Champs-Élysées. Et Sylvia Kristel, symbole de sensualité, fut malheureusement prisonnière tout au long de sa carrière de son image de femme libérée trônant dans son fauteuil en osier. – M.-S.M.

Sur le même sujet
Plus d'actualité