Un génie chez les robots

Au début des années 2000, un article sur les robots a durablement secoué le landerneau scientifique.

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Son auteur, Rodney Brooks, dressait un constat somme toute assez peu surprenant: les robots peinent à s’approcher d’une imitation crédible de l’homme.

Mais son argumentation était originale. Brooks, figure de proue dans la recherche artificielle, n’expliquait pas cette incapacité par des carences techniques (une puissance de calcul des ordinateurs insuffisante, par exemple), mais bien par l’absence d’une théorie unifiée et globale du vivant, qui nous permettrait de comprendre l’univers cellulaire jusque dans ses moindres recoins.

L’objectif de cette théorie serait d’expliquer la conscience, qu’aucun robot actuel ne peut se targuer de détenir. Ce soir, Arte nous convie dans le laboratoire de Brooks qui, loin de juste spéculer sur l’avenir robotique au Massachusetts Institute of Technology, construit des automates depuis plusieurs décennies au sein de son entreprise iRobot.

Persévérant, le chercheur estime désormais qu’il ne s’agit plus de doter une machine d’un cerveau artificiel bourré d’informations mais de se concentrer sur la reproduction du mode d’apprentissage des êtres humains, par essais et erreurs.

Dans une Amérique où le vieillissement de la population constitue une évidence, Brooks voit ses robots bientôt jouer un rôle dans l’aide et les soins. Et disserte, avec passion, sur leurs potentialités futures à prendre le contrôle sur nous.

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