Tu es mon fils

Une mère soupçonne son enfant d’être un criminel. Un drame familial qui vaut surtout pour son casting.

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Il y a bien quelques tensions mais, dans l’ensemble, Claire ne s’en sort pas si mal avec sa nouvelle vie. Divorcée d’avec Marc, elle habite désormais une belle maison en bord de mer avec Paul et leurs enfants respectifs. Ce jour d’hiver, tous sont un peu secoués par la mort d’une collégienne, tuée d’un coup de couteau dans les marais voisins. Mais pas de quoi menacer l’équilibre familial. Sauf que Raphaël, l’aîné de Claire, affiche un comportement étrange. Bientôt, la jeune femme soupçonne son fils d’être mêlé au meurtre de l’adolescente. Menant discrètement sa petite enquête, elle finit par confier ses doutes à Paul. Tiraillée entre son amour pour son fils et sa conscience, Claire doit alors affronter un mari qui, bien qu’attaché à son beau-fils, ne vit pas du tout le même dilemme que son épouse. Doivent-ils aller voir la police ou faire confiance à Raphaël?

 

Soucieuse d’offrir ponctuellement, en marge des séries qui composent la majeure partie de sa case fiction, plusieurs téléfilms-événements, TF1 avait frappé fort l’an dernier: 8 millions de téléspectateurs pour l’efficace Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils. Elle rejoue aujourd’hui la carte du drame psycho-familial, s’appuyant à nouveau sur un casting haut de gamme – Anne Marivin (déjà à l’affiche de l’unitaire précité), Charles Berling, Thomas Jouannet et le jeune Paul Bartel, remarqué à la télévision dans Punk et au cinéma dans Les petits princes. La proposition est hélas moins convaincante. Plus réussi dans sa description des relations parents-enfants que dans l’intrigue à proprement parler, le scénario manque de subtilité – comme dans cette scène où Raphaël, s’interrogeant sur ses actes, évoque la responsabilité des jeux vidéo, des films pornos et des difficultés à vivre au sein d’une famille recomposée. Un parti pris lourdement explicatif – et moral – dont on se serait bien passé.

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