Tour de France

Durant les trois semaines que dure le Tour de France, Rodrigo Beenkens est épaulé par un nouveau consultant de choix: Cyril Saugrain.

Suite au départ de Cédric Vasseur sur France Télévisions, la RTBF se cherchait un nouveau consultant cycliste parmi les anciens coureurs. Faute de choix… valable chez les Belges, la chaîne s’est résolue à prospecter à nouveau en France. C’est Cyril Saugrain, déjà entendu au printemps, qui a été l’heureux élu. Rencontre avec cet ancien vainqueur d’étape du Tour, qui fait, depuis, carrière dans le secteur commercial.

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Qu’une chaîne belge sollicite un coureur français pour ses commentaires, cela vous a surpris?

CYRIL SAUGRAIN – J’ai vaguement entendu parler d’un souci d’élocution valable mais, à vrai dire, je ne me suis jamais posé la question, car je sais que la RTBF a souvent travaillé avec des coureurs français. Moi, j’avais déjà commenté sur quelques chaînes locales françaises, mais là, avec 3 semaines de Tour, l’expérience est unique pour moi. C’est du costaud!

Rodrigo Beenkens a déclaré que votre complicité a été évidente dès vos premiers commentaires…

C.S. – Oui, ça s’est vraiment bien passé dès le début, sur Paris-Roubaix. Il faut dire que Rodrigo a beaucoup de choses intéressantes à dire. Il n’y pas meilleur commentateur que lui en langue française. Il est pertinent et a un vrai avis sur le sport. Moi, je n’interviens vraiment que pour apporter l’œil de l’ancien coureur.

Que pensez-vous encore améliorer?

C.S. – Mon aisance, certainement. Puis, sur le Tour, je dois apprendre à ne pas être trop répétitif. Et surtout, faire attention à ne pas écorcher les noms des coureurs belges, car la prononciation est très différente en France. Mais pour ça, Rodrigo est là pour m’aider pour éviter toute catastrophe.

Dans le peloton, vous étiez réputé intègre et droit. Une bonne nouvelle pour les téléspectateurs!

C.S. – Ce sont des valeurs capitales pour moi, oui. Vous savez, les aveux d’Armstrong après dix ans ne révolutionneront pas le vélo. On doit arrêter de ressasser le passé et aller de l’avant. Le dopage, on ne l’éradiquera jamais totalement, car un coureur pourra toujours se doper seul chez lui. Les équipes ne sont pas forcément responsables. Mais moi, les dernières études sur les coureurs m’ont rassuré. Je pense que le cyclisme a pris conscience des dérives du passé et on en revient petit à petit à un Tour plus humain. Si je n’y croyais pas, je ne le commenterais pas!

David Hainaut

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