Thema: La malédiction du gaz de schiste

De la Pologne au USA, Lech Kowalski enquête sur les dégâts humains et environnementaux de l’exploitation du gaz de schiste. Édifiant.

753971

Ça y est: les États-Unis ont peut-être trouvé dans le gaz de schiste le remède à leur impayable dépendance énergétique. Depuis une petite décennie, ce gaz naturel englouti dans les strates et les porosités rocheuses fait l’objet de rudes convoitises au pays de l’Oncle Sam.

Peu importent les risques environnementaux liés à son exploitation, s’il doit cesser d’être pompé, ce sera uniquement, si l’on en croit Total, parce qu’il ne génère pas encore de francs retours sur investissements.

D’autres pays ont suivi l’exemple américain: le Brésil, la France et même la Pologne où, en 2009, le géant yankee Chevron est venu planter ses bulldozers dans la rude campagne de Zamosc.

Rapidement, les premiers effets des explorations et des inquiétants procédés de fracturation hydrauliques des roches se sont fait ressentir dans le village (pollution de l’eau courante, dégâts sur les murs des exploitations agricoles) et ont suscité le mécontentement de ses paysans, adeptes du travail à l’ancienne sans OGM.

À l’époque, le réalisateur de documentaires Lech Kowalski se trouve dans la région. Patiemment, sans grands effets de style, il va capter les différents stades de la lutte paysanne contre Chevron jusqu’au retrait discret et sans explication de la firme, partie s’installer dans des campagnes polonaises moins enclines à l’indignation.

Pour compléter le tableau, Kowalski a mis le cap sur la Mecque du gaz de schiste: la Pennsylvanie. "Là-bas, le mal est fait", conclut-il. En vendant leurs terres aux compagnies gazières, les agriculteurs leur ont également cédé leurs sous-sols en contrepartie d’un pourcentage sur les exploitations.

Plus d'actualité