[THEATRE] Comme s’il en pleuvait

La pièce Comme s'il en pleuvait rappelle que l'argent rend fou. Une histoire de fric et de couacs.

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C'est désormais une habitude sur France 2: des pièces de théâtre diffusées en direct, comme au bon vieux temps du célèbre rendez-vous Au théâtre ce soir. Quand ce ne sont pas des pièces spécialement montées pour la télé, ce sont des représentations parisiennes qui touchent à leur fin. Et quand ce ne sont pas les pièces de grands auteurs (Guitry, Feydeau…), la chaîne laisse la parole à des plumes contemporaines. Ce mardi, c'est la dernière représentation de Comme s'il en pleuvait, écrit par Sébastien Thiéry, qui est proposée depuis le théâtre Edouard VII. Au menu: des billets qui tombent du ciel et viennent perturber l'harmonie d'un couple sans histoire…

Quand on dit "couple", on ne peut pas être plus proche de la réalité: Pierre Arditi et Evelyne Buyle, également unis à la ville, incarnent les héros de cette fable cocasse à la fois moderne et universelle. Le premier se glisse dans la peau de Bruno, un anesthésiste qui croit dur comme fer à la gauche socialiste. La seconde joue Laurence, épouse modèle et directrice d'école, les pieds bien sur terre. Lorsque des billets de banque commencent à s'inviter chaque jour dans leur salon, comme par miracle, leurs idéaux vont forcément se mettre à vaciller. Méfiance, mauvaise foi et folie vont modifier leur quotidien et leurs comportements, tout au long d'une intrigue habilement dessinée. La morale de l'histoire? La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y en a pas vraiment: "Cette pièce débute comme du Feydeau pour se terminer façon Ionesco", a pointé la critique hexagonale. On est impatient de voir ça, non sans attendre les réactions des personnalités venues assister à la représentation (une tradition à Paris, surtout quand c'est filmé), avec qui Stéphane Bern papotera dès le tomber de rideau.

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