Téléfilm – Simple question de temps

Une riche octogénaire futée, trois fripouilles mal assorties, c’est le cocktail de cette petite comédie policière. Caricaturale, mais sympathique.

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Auteur anglais à succès, James Hadley Chase a inspiré nombre de cinéastes: plus de 30 de ses 91 polars ont été adaptés à l’écran, avec plus ou moins de bonheur. Réalisateur de fictions télé plutôt réussies (Cartouche, le brigand magnifique, Lagardère, Louis XI, le pouvoir fracassé…), Henri Helman s’y frotte à son tour avec Simple question de temps, roman de 1971 qui reprend le schéma narratif classique de l’écrivain: un jeune homme sans le sou, bien décidé à sortir de la misère, fomente un mauvais coup, du type efficace et qui ne laisse pas de sang sur les mains. Mais la machine se grippe et le plan vire au fiasco.

Le jeune homme en question se nomme ici Marc, neveu enflammé d’une très riche veuve cannoise qui ne veut plus entendre parler de lui.

Il lorgne sur son grisbi, mais c’est pour la bonne cause: il doit sauver l’Afrique. L’idéaliste s’acoquine alors avec un faussaire sans scrupules et sa charmante associée pour dévaliser l’octogénaire sans avoir à la tuer. Une alliance pour le moins bancale…

D’autant que la victime du complot n’a rien d’une petite vieille sans défense. Pensez donc: elle est incarnée par Line Renaud qui s’y connaît dans les rôles d’indéboulonnable femme de caractère.

Plus comédie que polar, l’intrigue se déroule vers une issue prévisible. Malgré les clichés entourant le personnage du neveu – un pseudo humanitaire amateur et caricaturé à l’extrême –, on suit le téléfilm sans déplaisir, mais on aurait apprécié davantage d’humour et de mordant dans la "critique sociale" annoncée et réduite à la simplissime opposition affreux-riches-ayant-fait-fortune-dans-l’uranium et révoltés-au-secours-du-monde.

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