[TELEFILM] Mongeville

Dernier-né des héros seniors de France 3, le juge Mongeville reprend du service. A son rythme.

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Nous avons fait leur connaissance il y a tout juste un an. La jeune enquêtrice Axelle Ferrano rencontrait pour la première fois l’ancien juge d’instruction Antoine Mongeville et leur duo récoltait un joli petit succès d’audience. Les voici donc de retour pour deux inédits dont le premier, diffusé ce soir, met en scène une enquête sur de bien sombres crimes. Cette fois, c’est Axelle qui, faisant fi de l’interdiction de sa hiérarchie, réclame l’aide officieuse de Mongeville. Et l’alerte retraité ne se fait pas prier pour jouer les Pygmalion. Incapable de rester dans l’ombre, il fait même beaucoup plus que cela: balade sur la scène de crime, visite à un suspect qui tourne à l’interrogatoire, suggestions appuyées des pistes à suivre… Face à cet énigmatique sage qui semble tout savoir, l’intrépide lieutenant paraît bien novice – sans méthode, sans réflexion. Si bien que l’investigation paraît presque inexistante, circonscrite aux intuitions du juge que la jeune femme suit docilement sans guère se poser de questions. Déjà perceptible dans le premier épisode, ce manque de rythme et de tension plombe une intrigue peu crédible dessinée à gros traits.

Reste le tandem lui-même, dont la relation à la fois tendre et conflictuelle, débarrassée de toute ambiguïté sentimentale, nous semblait prometteuse. Elle piétine un peu ici, souffrant de la faiblesse de dialogues explicatifs qu’on aurait souhaité plus subtils. Les à-côtés de l’enquête principale laissent toutefois supposer une tournure plus personnelle et plus dramatique dans l’épisode suivant. Alors que la quête du père reste quasiment au point mort pour Axelle, celle de la fille disparue de Mongeville se précise. Et, vu la mystérieuse fin de ce deuxième opus, promet de se compliquer dangereusement. A suivre, pour ceux qu’une cadence pépère n’effraie pas.

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