Téléfilm – Miroir mon amour

La plus belle crapule à l’écran s’offre un conte de fées réservé aux grands.

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Blanche-Neige serait-elle adaptée à toutes les sauces? Après deux versions U.S., l’une avec Julia Roberts et l’autre avec Charlize Theron et Kirsten Stewart, c’est la réalisatrice française Siegrid Alnoy qui s’y colle. Dans cette énième resucée, Jean-Pierre Kalfon incarne le père du prince. Un personnage totalement imaginé. Rencontre avec le roi Jacob au Festival télé de Monte-Carlo.  

Cette adaptation du conte de Grimm n’est-elle pas de trop?
Jean-Pierre Kalfon – C’est vrai, on est envahi par la croqueuse de pomme cette année! En revisitant le conte, Siegrid Alnoy propose ici une vision de la famille. Elle a inventé des parents au prince. Le roi Jacob est rusé et dominateur. Il bouscule son fils et le pousse à se bouger dans la vie. C’est une version caustique, humoristique et quelque peu machiavélique. Siegrid Alnoy est une cinéaste radicale et jusqu’au-boutiste. Elle crée une atmosphère étonnante sans avoir besoin de recourir à des effets spéciaux faramineux. Son film va surprendre…    

Vous interprétez surtout des rôles sombres. N’est-ce pas un peu réducteur?
Depuis que Lelouch m’a offert le rôle d’Henri Lafont, le salopard dans Le bon et les méchants, tout le monde s’est engouffré dans la brèche. Après en avoir interprété beaucoup, j’aimerais avoir des rôles plus humains. Il ne s’agit pas non plus d’interpréter un archange (rire). Et même avec mes personnages de méchant, beaucoup me disent que je leur apporte du bonheur et du rêve alors que je pense donner des cauchemars!

Etes-vous vampirisé par vos personnages?
Dès qu’une journée de tournage s’achève, je passe à autre chose et me ressource dans la vraie vie. Mais quand on dit "moteur", il faut être présent, même si le personnage me déplaît ou si je dois buter quelqu’un. Je dois sentir les pulsions et attraper le petit détail qui permet de sonner juste.

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