Téléfilm – Merlin

Merlin, le mythique enchanteur, Gérard Jugnot l’a transformé en type normal. Un antihéros, comme il sait si bien les conter.

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Cinq ans après la fiction Ali Baba et les 40 voleurs, Gérard Jugnot s’empare d’une autre légende, celle de Merlin, dans la minisérie du même nom, déclinée en deux épisodes. Rencontre au Festival de la fiction TV de La Rochelle avec cet acteur qui n’a rien perdu de sa magie, lui…

Avec le côté plus humain du rôle, ne rompez-vous pas le charme de la légende?
Gérard Jugnot – J’ai voulu faire de Merlin un héros de proximité. Il a des problèmes avec sa vie, son amour la fée Viviane et son âge. Des gens qui ont tous les pouvoirs, rien ne peut leur arriver. Ce qui était intéressant dans mon personnage, c’est qu’il perd pour regagner.

Est-ce compliqué de jouer dans un film bourré d’effets spéciaux?
Je jouais, accroché à des fils, devant des écrans verts. Le réalisateur m’expliquait avec le truqueur comment cela allait marcher. Il fallait faire fonctionner son imaginaire parce qu’il n’y avait personne en face. Le plus difficile, c’était de trouver le bon regard. Je me sentais un peu seul. Mais quelquefois, quand on donne la réplique à certains acteurs, il vaudrait mieux avoir des effets spéciaux à la place!

Vous semblez avoir souffert pendant le tournage…
C’était un film extrêmement fatigant. Il y avait beaucoup de préparation à cause de la barbe: trois heures d’enfer! Mais le pire, c’était le chien. Cet animal débutant avait vu The Artist et voulait être acteur!Il ne réagissait qu’à la bouffe. Si j’avais pu "l’abattre" par moments, j’aurais été content (rire). Entre la barbe, la toge sur laquelle je risquais de marcher et le chien qui ne voulait pas avancer, ce n’était pas marrant tous les jours.

Et votre amitié avec vos complices des Bronzés, légende ou réalité?
Les Bronzés, c’est la famille. On ne se voit pas sans arrêt, bien sûr. Mais quand on se rencontre, on reprend la conversation là où on l’avait laissée.

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