Téléfilm: Le bonheur des Dupré

Bernard Le Coq et Marie-Anne Chazel se donnent rendez-vous dans une comédie familiale au ton inhabituel.

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L’un sévit depuis vingt ans pour TF1 avec Une famille formidable, l’autre est devenue à son tour une valeur sure pour la chaîne, grâce à une autre série, Les Edelweiss. Les deux se plaisant depuis toujours dans le registre comique, il ne restait plus qu’à les réunir. C’est chose faite grâce au Bonheur des Dupré, qui marque les débuts à la télé de Bruno Chiche, un réalisateur bien connu des cinéphiles, qui a signé Barnie et ses petites contrariétés, Hell et, plus récemment, Je n’ai rien oublié (avec Gérard Depardieu). "Avec Marie-Anne Chazel, dont la rencontre a été déterminante pour moi, nous voulions faire quelque chose d’inhabituel sur petit écran, dans un style piquant et corrosif. Je savais donc très bien dans quelle aventure je m’embarquais ici." Une mission pourtant très délicate quand on se retrouve avec un énième sujet de comédie familiale, dont nous gave la télé.

Dans ce film, il est question du mariage de Prune. Alors que les préparatifs vont bon train, ses parents lui annoncent leur divorce. C’est la panique pour la jeune fille, qui hésite rapidement à s’engager. "Cette famille, ajoute le réalisateur, pourrait être celle de n’importe qui aujourd’hui, car tous les thèmes sont abordés. L’objectif était justement de proposer une réflexion sur notre époque, sans mièvrerie et avec sincérité, en plus de faire un film rythmé." Un pari plutôt bien réussi car les situations cocasses se mêlent à quelques jolis moments d’émotion, le tout renforcé par la présence d’un casting bien orchestré. Delphine Theodore, quasi inconnue jusqu’ici – elle avait déjà joué pour Chiche, se révélant au milieu d’une joyeuse troupe composée d’espoirs (Saïda Jawab, Ben, ex-Ripoux) et de vieux routiers (Roger Dumas, Eric Naggar). Une comédie télé originale, comme on aimerait en voir plus souvent.

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