Téléfilm – La femme cachée

Victor Lanoux quitte sa brocante le temps d’endosser le rôle d’un ancien flic aux prises avec une mystérieuse jeune femme. Un (petit) polar du samedi soir.

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Vieil ours solitaire, un tantinet rustre, Marc Delvaux semble en avoir fini avec l’aventure, le risque, les montées d’adrénaline. Ancien commissaire à la PJ de Lyon, il coule une retraite paisible à la campagne et n’aspire plus qu’à finir, dans le plus grand calme, l’écriture de ses mémoires. Il accepte pourtant, pour aider un ami avocat, d’héberger une jeune inconnue, témoin dans un procès à haut risque.

Emma doit rester cachée à l’étage jusqu’à son audition, il est cantonné au rez-de-chaussée depuis qu’une balle dans la hanche a réduit sa mobilité: peu de risques que la demoiselle, à qui l’on donnerait le bon Dieu sans confession, vienne perturber le train-train de l’ex-commissaire. Mais il faut se méfier des innocents et de leurs secrets.

Quand Marc Delvaux commence à comprendre que son invitée mystère ne lui veut pas forcément que du bien, s’instaure entre eux un dangereux jeu du chat et de la souris…

Suspense, vengeance, manipulation: il y a de tout cela dans le téléfilm de Michel Favart, où les scènes en huis clos ajoutent au climat menaçant de ce petit polar.

Face à la frêle Chloé Stefani, Victor Lanoux campe avec la malice qu’on lui connaît un flic d’imposante stature, bougonnant et bien décidé à prouver qu’il en a encore sous le capot. On se réjouit plutôt de retrouver le réalisateur et l’acteur, fidèles de France 3 puisque le premier a signé quelques-uns des épisodes de Louis la Brocante, incarné par le second depuis… 1998!

On aurait, en revanche, apprécié un rythme plus soutenu, un scénario plus alerte et un dénouement moins classique que celui qui clôt cette Femme cachée. D’autant que si Louis la Brocante fait figure de série pépère, elle se rattrape par la légèreté de son humour. Ici, le téléspectateur manque de prise pour vraiment s’accrocher.

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