[TELEFILM] La disparue du Pyla

En octobre, en plein tournage du téléfilm de ce soir, Véronique Genest tweetait des photos de bulots. Voici déjà le résultat sur l'écran! De là à se dire qu'on nous a un chouia bâclé le montage…

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Avant toute chose, voici le pitch: à 12 ans, Elise fugue une nuit avec sa sœur, Laura, 17 ans. Elle est retrouvée le matin, seule et en état de choc. 15 ans plus tard, un chantier de fouille met au jour le corps d'une jeune fille. Pour notre héroïne, pas de doute, c'est sa sœur qu'on a retrouvée. Elle se lance donc dans une enquête de longue haleine (pour nous aussi) qui la mènera à reconstituer le puzzle de ses souvenirs et à remuer vieilles rancœurs, conflits d'intérêts et secrets de famille. Sur le papier, on frétille et on imagine déjà une fin surprise à la Simenon. Ou façon Camilla Läckberg, car cette intrigue pleine de potentiel, au bord de la mer, n'est pas sans rappeler les grands polars scandinaves bien glauques. Surtout que les lieux de tournage arrachent: l'Aquitaine, Arcachon, Cap-Ferrat… La bonne soirée en perspective!

Sauf que… paf! Un casting cheap vient gâcher notre plaisir.

Quelle idée, mais quelle idée, de faire endosser le rôle de la jeune enquêtrice amnésique traumatisée à… Johanna de Plus belle la vie (la fort jolie mais peu crédible Dounia Coesens). Et d'avoir ajouté, en cerise rousse sur le gâteau, Julie Lescaut, euh non, Véronique Genest, déguisée en pharmacienne de province mais investiguant quand même (on ne change pas). Pourquoi ne pas l'avoir laissée tranquille, à polémiquer sur l'"islamophobie" sur Twitter, plutôt que de la convier à nous "beaufiser" ce bon thriller? Pourquoi ce besoin de "stars" dans les productions françaises, qui ne plombe pas que le budget mais aussi le scénario et l'ambiance du récit? Faute de cette prise de risque-là, ce soir, au lieu du suspense bien noir escompté, on verra un téléfilm français de bonne facture. Sans plus.

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