[TELEFILM] Dommages collatéraux

La vengeance est un plat qui se mange froid, a fortiori soixante ans après un affront cuisant. Il y a des enfances qu'on ne pardonne pas…

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Exit le TUB Citroën de Louis la Brocante. C'est sur le pont d'un voilier de douze mètres que l'on retrouve l'insubmersible Victor Lanoux, plongé au cœur d'une sombre affaire de filiation et de vengeance, dans ce téléfilm inédit coproduit par la RTBF. Toujours bon pied bon œil, papy fait de la résistance. L'hémiplégie consécutive à l'opération d'un anévrisme de l'aorte qui l'a terrassé en 2007 n'est plus qu'un mauvais souvenir. A 77 ans, il s'amuse à endosser la panoplie d'un contre-amiral de la Marine nationale reconverti dans la navigation de plaisance.

 

Vieux loup de mer solitaire et philosophe, Régis Morel pense avoir mérité sa retraite au soleil de la Méditerranée, après une prestigieuse carrière de militaire qui lui a apporté admiration et respect. Elle est loin, son enfance de bâtard humilié et rejeté par une dynastie de notables provinciaux. Pas de quoi saper le Morel! Toutefois, lorsqu'un événement vient brutalement le confronter à son passé, lorsque le destin semble lui donner enfin l'occasion de saisir sa revanche, il n'hésite pas. Question d'honneur. Et en marin aguerri, il a évidemment tous les trucs pour faire remonter à la surface de sales petits secrets de famille et de sordides histoires d'argent qui semblaient pourtant enfouis vingt mille lieues sous les mers. On ne se méfie jamais assez du ressac.

 

Avec un scénario cousu aux petits points par Pascal Lainé, l'auteur de La dentellière, et Michel Favart, également réalisateur d'une bonne dizaine d'épisodes de Louis la Brocante, ça va tanguer sec mais au moins, on est sûrs d'arriver à bon port.

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