[TELEFILM] Coup de coeur

Quel est le comble pour un chirurgien cardiaque? Manquer de cœur. Il n'y a qu'Arditi pour parvenir à transformer une blague Carambar en téléfilm…

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L'avantage de Pierre Arditi, c'est qu'il peut interpréter n'importe quel rôle. Avocat, flic, cocu magnifique, salaud, homme à femmes, père tranquille, il a la gueule de tous les emplois. Acteur fétiche d'Alain Resnais, véritable bête de scène théâtrale, il a tout joué, de Marivaux à Beckett en passant par Guitry, sans jamais snober la télé. "Je suis un caméléon. Ça m'a sauvé des habitudes, d'une image toute faite qui aurait pu être la mienne et que je me suis ingénié à dissimuler."

Une carrière exemplaire, donc. Un engagement sans faille aussi. Fervent militant, il a soutenu publiquement la candidature de François Hollande et continue de s'afficher aux côtés de candidats socialistes aux municipales. "Un artiste, c'est un citoyen, quelqu'un dont le métier est de photographier le monde qui l'entoure. Je peux pas être indifférent à ce que vit le monde autour de moi, d'abord parce que souvent ça me concerne directement, ensuite quelquefois, même si ça n'a pas l'air de me concerner, en tout cas ça me touche."

Dans le téléfilm inédit diffusé ce soir, l'adaptation de Dites-moi la vérité docteur du chirurgien Alain Deloche, il endosse la blouse de Jean-Pierre Berthelot, un homme pressé qui opère sans états d'âme et sans la moindre compassion la clientèle friquée d'une clinique chic. Mais on est toujours puni par où l'on pèche. Il le constate à ses dépens le jour où on lui diagnostique une pathologie cardiaque nécessitant une opération à cœur ouvert. Le voilà précipité de l'autre côté de la barrière, mêlé à la piétaille qui arpente les salles d'attente durant des heures, contraint d'apprendre à être… patient!

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