[TELEFILM] A corde tendue

Bruno Wolkowitch se fait toute une montagne quand débarque à Chamonix sa fille de 20 ans qu’il ne connaît pas.

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Rien ne pouvait a priori bouleverser l’existence de Paul (Bruno Wolkowitch, très convaincant), un grimpeur taciturne et solitaire. Sa vie est vouée à l’alpinisme. C’est sa passion. Il ne s’éclate que lorsqu’il fait des ascensions dans les Alpes. L’arrivée de sa fille, Sandra (Pénélope-Rose Lévèque, tout en sensibilité), fraîchement sortie de taule et placée sous contrôle judiciaire, provoque une onde de choc dans son quotidien bien orchestré. En effet, Paul n’a jamais vraiment eu de nouvelles de son enfant. Il découvre une parfaite étrangère portant un lourd secret familial. De son côté, Sandra, qui a perdu sa mère, est obligée malgré ses réticences de cohabiter avec ce père rigide et austère dont elle ignore tout. Au sein du village savoyard, l’ex-détenue doit également faire face à bon nombre de commérages et de médisances. Toutefois, la propriétaire d’un restaurant d’altitude, incarnée par Danièle Evenou, l’inoxydable Marie Pervenche, lui accorde sa confiance en lui offrant un job. 

Si au départ la rencontre de cette jeune écorchée vive et de ce montagnard taiseux ne peut faire que des étincelles, ces deux êtres, en grand manque d’amour, se rapprochent progressivement et apprennent à se dévoiler. Et c’est la montagne, troisième "personnage" clé de la fiction, qui leur permet de se trouver, de nouer des liens et de se révéler l’un à l’autre. En bon guide de montagne, Paul initie sa fille à l’escalade. Et à force de gravir des sommets, la jeune femme trouve un certain apaisement, voire même une rédemption. La métaphore est certes un peu facile. Et le téléfilm n’évite pas non plus l’avalanche de bons sentiments. Mais la beauté des paysages alpins filmés par le spécialiste de la haute montagne, Pierre-Antoine Hiroz (Premier de cordée, La grande crevasse), fait oublier les quelques petites faiblesses du scénario.

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