[TELEFILM] Bleu catacombes

Patrick Chesnais endosse pour la deuxième fois les habits du commandant Rousseau. Bilan mitigé.

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Des têtes sans corps et des cadavres décapités, un sulfureux artiste cachant une œuvre douteuse, des rendez-vous secrets dans l’obscurité glaciale des catacombes parisiennes…Belle atmosphère pour saluer le retour du commandant Rousseau aux affaires. Nous l’avions découvert voilà deux ans dans Hiver rouge, adaptation télévisée du premier tome de la tétralogie Saisons meurtrières de la romancière italienne Gilda Piersanti. Cette fois, c’est Charlotte Brändström qui s’y colle – le téléfilm précédent avait été confié à Xavier Durringer – et la réalisatrice a choisi de s’attaquer au troisième volet des aventures de Rousseau. L’on y retrouve ce qui constituait l’intérêt d’Hiver rouge: un univers sombre, une intrigue policière et psychologique mettant en scène des individus tourmentés et des protagonistes suffisamment étoffés pour nous charmer.

Rousseau, vieux flic à l’ancienne, cache sous ses airs bougons la blessure de la disparition inexpliquée de son fils. Mariella de Luca, jeune recrue formée aux méthodes de profilage du FBI, est une forte tête adepte des rencontres éphémères et allergique aux histoires d’amour. Deux personnalités complexes, dont les blessures intimes apportent de la chair au classique duo de flics antagonistes. Cette nouvelle intrigue, où se mêlent rituels macabres, traumatismes d’enfance et mythe biblique est en outre assez intrigante pour capter notre attention jusqu’au dénouement.

Quelques regrets toutefois: malgré l’interprétation attachante de Patrick Chesnais et Camille Panonacle, le téléfilm se contente de resservir ce que le premier épisode dévoilait des deux héros, sans guère l’enrichir. Et les quelques tentatives d’humour – par le biais de deux adjoints franchement beaufs – affadissent une adaptation qui, au final, manque un peu de personnalité.

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