[TELEFILM] Alex Hugo, la mort et la belle vie

Des chamois et un cadavre… Décor intéressant pour ce polar montagnard, hélas bien faiblard.

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Ancien commandant de la brigade des stups de Marseille, Alex Hugo (Samuel le Bihan) s’est retiré dans un village des Hautes-Alpes pour échapper à la violence urbaine et à un passé visiblement douloureux. Désormais employé de police municipale, il s’adonne à la pêche, observe les chamois et traque les braconniers. Une vie tranquille à l’air pur, sans wi-fi et sans meurtre. Lorsque le corps d’un ami pêcheur est retrouvé dans les montagnes, massacré à la hache, l’ancien grand flic se réveille et veut comprendre. D’autant qu’un deuxième meurtre, perpétré dans la foulée selon le même mode opératoire, laisse présager l’existence d’un tueur en série particulièrement sadique dans ce petit havre de paix. Alors que débarquent de Marseille deux agents de la Crim aussi peu coopératifs qu’arrogants, Alex décide de mener l’enquête en solo. De fausses pistes en rebondissements, il devra se confronter à ce qu’il cherchait tant à fuir…

Un polar alpin, voilà qui est assez rare pour mériter le coup d’œil. Beauté d’une nature aussi vivifiante qu’inquiétante, contraste entre flics des villes et flics des champs: le décor apporte un certain charme à l’histoire d’Alex Hugo, dont les aventures devraient par la suite se décliner dans de nouveaux épisodes. Un bon point qui ne fait guère oublier les facilités et maladresses de ce téléfilm inspiré du roman de l’Américain Richard Hugo, La mort et la belle vie. Les flash-back sont explicatifs, l’enquête peu vraisemblable et les péripéties mal exploitées – particulièrement peu convaincante, la tueuse à la hache, démasquée en deux temps, trois mouvements, est aussi vite oubliée… Quant au héros – un flic sensible et tourmenté par son passé -, il ne brille pas par son originalité. Mais pour peu que les auteurs étoffent le personnage, ce cœur tendre pourrait afficher un intéressant potentiel sympathie.

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