[TALKSHOW] 69 minutes sans chichis: Bénabar

Bénabar, un chanteur pour bobos? Prenons une soirée avec Bruno, pour découvrir le gars derrière la guitare, simple, rigolo, populo, un rien dingo.

1195327

Il n'existe sans doute pas de meilleur format pour confesser Bruno, alias Bénabar, que ce Sans chichis nouvelle formule. Car l'affaire réclame douceur, temps et finesse. Imaginez… Ça fait quasi 20 ans que Bénabar habite la peau de Bruno. A force, difficile de dire qui est qui. Il nous l'a expliqué: "Au départ, Bénabar, c'était l'homme de scène, Bruno, c'était juste moi. Puis le surnom est devenu nom de famille. On m'appelle Bruno Bénabar. Etre Bénabar, c'est mon job. C'est devenu moi. Je suis juste plus timide, dans la vie". Pas grave, Joëlle a 69 minutes et pas de chichis pour fissurer la cuirasse et sortir du discours rodé de la promo du dernier album, "Inspiré de faits réels" (très bon disque, au demeurant).

Que va-t-il nous confier, Bruno? Tout d'abord son "petit boentje" pour Bruxelles. Il adore notre capitale. Pas comme un Parisien qui louerait notre "bonne humeur" et notre "jovialité simple" de bons Belges avec ce soupçon de condescendance qui nous fait avaler la frite de travers. Non. Comme un vrai Bruxellois, qui a arpenté les ruelles de Saint-Josse plutôt que les pavés de la Grand-Place, passé quatre ans dans les bus de la Stib, admiré les beautés, constaté les laideurs et trouvé l'amour au détour d'un square. "Pour beaucoup, c'est Venise, pour moi, c'est Saint-Josse" confie-t-il souvent. Comme il parle, sincèrement, simplement, de paternité, de familles recomposées, de ses virées entre amis… Du pain bénit pour Joëlle, Dan, Adrien et Guillermo, qui se préparent à nous livrer une belle âme sur un plateau.

Sur le même sujet
Plus d'actualité