Stalker, Saison 1

Le producteur de Scream revient nous faire peur avec une série sur le harcèlement.

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Y a pas à dire, Kevin Williamson est bien l’un des plus importants fournisseurs officiels de Hollywood en termes de cauchemars. Une sorte de Stephen King du ciné et de la télé, quoi. Scream l’a fait connaître en 1995. Souviens-toi… l’été dernier, deux ans après, a confirmé son talent malgré la distribution un tantinet savonneuse et nunuche du long métrage. Sur petit écran, s’il a essuyé les plâtres en proposant une fiction dégoulinant de guimauve (Dawson), le bougre s’est racheté en 2012 avec le flippant The Following. Ou la traque d’un serial killer spécialisé dans l’embrigadement des esprits fragiles.

Fort de ce succès, le voilà de retour aujourd’hui sur TF1 avec Stalker. Une série policière des plus classique sur la forme, mais originale sur le fond. De mémoire télévisuelle, jamais feuilleton n’avait en effet autant cherché à exploiter le sujet du harcèlement. C’est désormais chose faite avec cette production de 2014 qui recycle deux visages connus des téléspectateurs, en la personne de Maggie Q, l’ex-Nikita, et de Dylan McDermott, la belle gueule de The Practice. Ils incarnent Beth Davis et Jack Larsen, deux enquêteurs férus de ce type d’affaires. Histoire de donner du corps aux intrigues, ces deux héros ont été dotés d’un passé souvent lourd à porter. Des antécédents qui serviront de fil conducteur. "J’ai eu l’idée de développer ce concept en 1998, après avoir été moi-même la victime de persécutions, confie Williamson. J’étais alors poursuivi par un fan un peu trop zélé." Mais sa véritable inspiration provient en réalité d’une unité de la police de Los Angeles, créée en réponse au meurtre d’une actrice, victime d'un "admirateur" (Rebecca Schaeffer, assassinée en 1989). Sans grande prétention, Stalker reste divertissant pour les fanas du genre.

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