[SPORT] Champions League: Benfica-Anderlecht

Si le club a lui-même qualifié son groupe d’"abordable", on ne peut pas dire que les statistiques soient avec Anderlecht…
 

943485

On le sait, ce qui fait le charme du sport, et du football en particulier, c’est sa fameuse "glorieuse incertitude". Une valeur dont notre pays a longtemps profité sur la scène européenne, de façon presque anormale vu sa taille, au point d’atteindre le Top 3 continental dans les années 80. Une époque bénie, où tout le monde craignait de rencontrer Anderlecht, Bruges, Malines ou le Standard. Les temps ont bien changé.

Car à l’aube des années 90 et l’ère du foot-business, les instances européennes ont bousculé complètement les habitudes de la Ligue des Champions. Leur but? Faire grimper au maximum les droits télé. Comment? En favorisant les plus grands pays, comme l’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne ou l’Italie, leur attribuant d’office entre 3 et 5 clubs (contre 1 seul pour tout le monde auparavant) et ne laissant que des miettes aux autres. Dont le nôtre, bien sûr. Et pour corser le tout, les matches à élimination directe ont alors été supplantés par un système de groupes. En sortir relève donc aujourd'hui d’un improbable exploit.

Cet exploit, un seul club belge a pu le réaliser en 22 éditions: Anderlecht, précisément, en finissant leader de son groupe en 2000-2001, devant Manchester United. Sans pour autant aller bien loin: un deuxième tour barbare et traître – heureusement disparu depuis – lui a barré la route des quarts de finale. Cette édition-là exceptée, aucun club belge n’a jamais franchi l’hiver de la plus prestigieuse Coupe d’Europe.

Bref, avant d’aborder six matches face à Benfica, l’Olympiakos et le PSG, la tâche sera rude, très rude. Mais quoi qu’il advienne du résultat de ce soir, rien ne nous empêchera de continuer à rêver. Comme depuis 22 ans. En fait, on n’a plus vraiment d’autre choix…

Sur le même sujet
Plus d'actualité