Soirée spéciale Stephen Frears

Arte s'incline face au talent de Stephen Frears, cinéaste atypique et amoureux des deux côtés de l'Atlantique.

142695

D'ici quelques mois, il sortira Lay The Favorite, Take The Dog, retraçant le parcours d'un bookmaker et d'une hôtesse de Las Vegas transformée en pro des paris sportifs. Un film de casino à l'affiche duquel on retrouvera notamment Bruce Willis, Rebecca Hall, Catherine Zeta-Jones ou Justin Timberlake.

La preuve que le cinéaste britannique Stephen Frears est totalement incapable de s'asseoir dans un seul genre et de se complaire dans une seule entreprise. Après avoir tourné tranquillement Tamara Drewe dans sa petite campagne anglaise, c'est à Hollywood qu'il s'en va côtoyer un prestigieux gratin d'habitués des blockbusters. Ce n'est pas la première fois qu'il nous fait le coup, loin de là.

Mais c'est pour ça qu'on l'aime: Frears carbure à l'intuition, à l'envie et à l'audace, peu importe s'il doit souvent prendre l'avion.

Ce dimanche, Arte fera donc quelques allers-retours des deux côtés de l'Atlantique, en se penchant sur le cas d'un homme qui, en 20 films, a su trouver un équilibre improbable entre la gravité et l'humour, la pertinence et la provocation, le cinéma d'auteur et l'artillerie lourde.

Alternant les humeurs avec une habileté soufflante, Frears peut nous pondre une fresque en costumes (Les Liaisons dangereuses), enchaîner avec un film noir (Les Arnaqueurs) et, plus tard, se permettre une comédie romantique (High Fidelity, diffusé ce soir en guise de hors-d'œuvre). Il peut nous vendre un thriller social (Dirty Pretty Things) avant de nous conter une histoire d'amour impossible adaptée de Colette (Chéri) et brosser un portrait sulfureux d'Elizabeth II (The Queen).

Un film, un documentaire et un résumé du gala du Prix du cinéma européen (où Stephen Frears est récompensé cette année pour l'ensemble de sa carrière): c'était le minimum qu'Arte puisse faire…

Sur le même sujet
Plus d'actualité