Soirée Avignon

Il y a tout juste 66 ans, Jean Vilar obtient l'accord de la municipalité d'Avignon pour y tester un nouveau concept: proposer au public trois pièces de théâtre, dans trois lieux différents, dont chacune sera donnée sept fois.

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Bingo: près de 5.000 personnes répondent présent. D’année en année, la Cité des Papes devient ainsi le rendez-vous des passionnés de planches, d’éloquence et d’auteurs confirmés ou débutants. Pour donner vie aux créations, Jean Vilar s’entoure d’une troupe de jeunes acteurs nommés Michel Bouquet, Jeanne Moreau, Gérard Philipe ou encore Philippe Noiret. Jusqu’à ce que l’événement prenne le nom officiel de "Festival d’Avignon" en 1954.

L’histoire est évidemment raccourcie. Elle ne raconte pas pourquoi Jean Vilar a choisi Avignon et la Cour d’honneur de son palais des Papes. Elle n’explique pas comment le festival, au fil des décennies, a connu des remises en question, a ouvert ses portes à d’autres champs artistiques, a élargi son horizon avec le "Off", a professionnalisé sa gestion, a connu quelques déboires mais a toujours réussi à se relever.

Pour combler les trous de ce texte, rien de tel que le documentaire, composé de nombreux actes, programmé par Arte. Ses acteurs? Une poignée de célébrités, quelques spectateurs anonymes et des metteurs en scène emblématiques qui, tous, connaissent chacun des recoins de la ville-théâtre. Hortense Archambault et Vincent Baudriller, qui dirigent le festival depuis 2003, sont évidemment les personnages les plus bavards. Ils sortiront pourtant de scène juste après l’édition 2013, cédant leur place à d’autres fous de mots qui, eux aussi, apporteront leur pierre à cet édifice aujourd’hui considéré comme la plus importante manifestation internationale de spectacle vivant contemporain…

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