Signé Mireille Dumas

Entre plumes, paillettes et anecdotes rigolotes, la petite histoire des cabarets parisiens d’hier et d’aujourd’hui.

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Juin 2012, au palais Brongniart à Paris: plus de six mille costumes, tout droit sortis des loges des Folies-Bergère, font leur dernière apparition en public. Après la vente, en novembre 2011, de cette institution mythique (devenue depuis une salle de spectacle), les robes, les rideaux, les coiffes et autres parures uniques qui contribuaient à sa renommée sont proposés aux enchères. Parmi les visiteurs, beaucoup de curieux… et quelques anciennes danseuses, émues, venues revoir les atours dans lesquels elles paradaient encore il n’y a pas si longtemps.

Mais si le théâtre des Folies-Bergère, où débutèrent Mistinguett, Joséphine Baker, Maurice Chevalier… et Raimu, n’a pas survécu aux problèmes financiers, la plupart des établissements mythiques de la capitale française semblent avoir encore de beaux jours devant eux. C’est que le cabaret, en France comme dans le reste du monde, demeure l’un des symboles de Paris. Incontournable, le french cancan du Moulin-Rouge. Inévitable, la visite du Lido et de ses Bluebell Girls. Et que dire du Crazy Horse et de ses danseuses nues…

Crise ou pas crise, l’homo ordinarius réclame toujours son lot de paillettes, d’humour canaille et de spectacle. Le métier évolue, les artistes s’adaptent aux attentes renouvelées du public. Les hommes se dénudent à leur tour pour une assemblée désormais plus féminine. Et des danseuses joliment girondes détournent les codes traditionnels du cabaret, à l’instar des effeuilleuses de New Burlesque mises à l’honneur dans le film Tournée de Mathieu Amalric.

S’il y a du déjà-vu dans l’émission de Mireille Dumas, ce soir, les archives exhumées (dont certaines sont toutefois inédites!) offriront quelques plaisantes anecdotes sur le music-hall. Ce sera aussi l’occasion d’admirer les numéros de transformiste de l’acteur Jean-Claude Dreyfus à la Grande Eugène, cabaret des années 70. Et de réentendre le regretté Sim racontant comment il aidait, à sa coquine manière, les danseuses du Crazy à fixer leurs cache-tétons…

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