[SHOW] Retour au pensionnat à la campagne

Neuf ans après Le pensionnat de Chavagnes, d'autres ados se confrontent à l'éducation des années 50. Et le choc est brutal…

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Fascination d'entomologiste, esprit de revanche, plaisir sadique? Ce Retour au pensionnat titille toutes nos fibres pour arriver au même résultat: on rit. Beaucoup. Car les 24 mômes qui se pressent au Val Notre-Dame (un internat pour jeunes filles, très chic, situé à Antheit/Wanze) n'ont aucune idée de ce qui les attend – sinon une visibilité qui fera d'eux les stars de la cour de récré. En attendant, ils vont passer trois semaines de leurs vacances, cernés par des surveillants revêches, à se laver à l'eau froide et travailler à la ferme, entre deux dictées ponctuées de coups de règle. Les parents, qui observent le premier round derrière les grilles, sont partagés entre le rire nerveux et l'angoisse d'abandonner leur rejeton à de tels prédateurs: "Maintenant, il va vraiment apprécier la vie à la maison…"

En 24 heures, on redécouvre les horreurs de ce système éducatif (négation de l'individualité, punitions collectives, pouvoir absolu de l'adulte) et les vertus de la discipline. Et on craque pour la bouille des gamins, leurs rébellions, leur vulnérabilité et leurs phrases cultes… "Ça va être dur avec (la surveillante), parce que c'est la reine des méchancetés", "Non mais arrête, (la chemise d'uniforme) est même pas cintrée, même pas moulante!", "Dans sa tête, (le prof de français) a un lutin qui joue de la flûte…", "Ingurgiter (l'huile de foie de morue), c'est même pas la peine; j'ai trop de respect pour mon corps", etc.

Trois semaines sans télé, sans GSM, sans Wi-Fi, en shorts et jupes longues, les cheveux coupés ou tressés, ça vous change un ado. Cela va même en métamorphoser plusieurs – et transformer le regard qu'on avait sur eux. Et en dehors du pur plaisir, ce n'est pas le moindre intérêt de la série…

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