Série – Southland

Pour aguicher, la série qui remplace The Voice s'appuie sur le canevas d'un succès passé. Lequel? Surprise!

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Montage fébrile, souci du réalisme, héros faillibles: on vous le dit d'emblée, le premier épisode de Southland, programmé dans la case du succès de The Voice, a un petit air de déjà-vu. Ceci étant, rien de grave, car on est très vite alpagué par son ambiance survoltée. La tension est telle qu'on a même parfois l'impression d'assister à une série médicale. Pourtant, ses protagonistes sont des flics… Mais c'est bien sûr: cette production de 2009, toujours en cours de réalisation outre-Atlantique, c'est à Urgences qu'elle nous fait immanquablement penser. Parenté confirmée par la présence au générique de John Wells et Christopher Chulack, deux producteurs vétérans du feuilleton hospitalier.

Sur le fond de l'histoire aussi, Southland et Urgences se confondent. Lors du pilote de la série médicale, on découvrait les premiers pas d'un jeune médecin, John Carter. Le naïf, désormais, s'appelle Ben Sherman (Ben McKenzie), un bleu qui fait son initiation au sein de la police de Los Angeles et qui se retrouve chaperonné par John Cooper (Michael Cudlitz), un vieux de la vieille. En parallèle, on s'intéressera aussi aux enquêtes de quatre autres détectives – Lydia, Russell, Nate et Sammy – aux personnalités forcément complémentaires.

Ce grand nombre de personnages peut surprendre au premier abord et confirme surtout que Southland n'a strictement rien à envier aux autres fictions policières américaines du moment. Ici, en effet, ce ne sont pas les différentes investigations qui retiennent l'attention. Mais bien ces écorchés vifs qui privilégient, le plus souvent, leur carrière à leur vie familiale. Attendez qu'on se souvienne: c'était pas aussi le cas pour… Urgences?

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