Série – Once Upon A Time

On lui donnerait le bon Dieu sans confession. Pourtant, Lana Parrilla incarne les vilaines à la perfection.

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Treize ans qu’elle écume le petit écran à jouer les officiers de police (Boomtown, NYPD Blue), les toubibs (Miami Medical) ou encore les échangistes dans Swingtown. Avec Once Upon A Time, une série qui revisite les fables de notre enfance, Lana Parrilla se voit enfin offrir l’opportunité de se renouveler. Et pour cause: elle y incarne deux personnages complémentaires: celui de la méchante reine du pays des contes de fées et celui de Regina, l’intraitable maire d’une bourgade appartenant au monde réel. Rencontre avec l’actrice, au testival télé de Monte-Carlo.

Pourquoi a-t-on pensé à vous pour ce rôle?
Lana Parrilla – C’est une très bonne question (rire)! D’autant plus que je me considère comme quelqu’un de gentil. En fait, j’avais passé un test pour la série Combat Hospital. À la fin de mon entrevue, la directrice de casting m’a immédiatement rancardée sur Once Upon A Time. Pour elle, je devais impérativement jouer la méchante reine. On peut dire qu’elle a eu du nez.

Qu’est-ce qui lui a tapé dans l’œil?
Mon casting de Combat Hospital consistait en un long monologue. C’est sans doute mon habileté à raconter des histoires qui l’a marquée. D’autant plus que j’ai interprété ce texte avec passion.

On dit qu’il est plus fun de jouer un méchant…
Je trouve amusant d’incarner la reine parce qu’elle est assez théâtrale. Jouer Regina est en revanche un vrai défi pour moi. C’est un personnage calculateur, toujours dans l’observation, très contenu.

Interpréter des vilaines, c’est une première pour vous.
Ça ne faisait pas partie de mes plans de carrière. En tout cas, ces deux rôles sont un parfait exutoire. Je suis tellement méchante devant la caméra qu’en contrepartie, ça m’adoucit dans la vie.

Quelles ont été vos sources d’inspiration pour le rôle de la reine?
Ursula de La petite sirène de Disney et Glenn Close dans Les 101 dalmatiens.

Le sujet est quand même enfantin pour un public mature…
Peut-être, mais nos personnages sont développés de manière extrêmement humaine. En tant qu’acteurs, nous devons aussi faire attention à ne pas tomber dans la caricature. Ça permet ainsi d’éviter tout décalage.

Si la série rassemble, c’est avant tout parce que ses personnages sont déjà connus, non?
Ça aide en tout cas. Mais je pense aussi que le concept de notre feuilleton, qui évolue entre deux mondes, est l’une des clés de son succès.

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