Série: Nicolas Le Floch

Comme chaque année, le plus épique des polars d’époque revient pour deux épisodes.

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Le retour de Nicolas Le Floch sur France 2 pour une quatrième saison est le signe que la chaîne a compris qu’une série avait besoin de temps pour trouver ses marques et son public. Car malgré la perte de 150.000 fidèles entre les deux épisodes diffusés la saison dernière – la faute aux Enfoirés! -, la chaîne a décidé de continuer à produire l’une des rares séries françaises qui s’exporte bien. Entre autres au Japon et en Russie!

Personnage facétieux offrant un souffle neuf à la fiction en costumes, ce commissaire imaginé à l’époque de Louis XV s’assimile à un habile mélange entre Hercule Poirot et François Vidocq. Il réussit toutefois à se démarquer grâce à une ambiance assez fascinante, un humour omniprésent et des dialogues soignés. Le personnage central est toujours joué avec élégance par Jérôme Robart, un ancien de la série Reporters. Initialement basés sur les ouvrages très pointus de Jean-François Parot, un diplomate français spécialisé dans le Paris du XVIIIe, les épisodes sont aujourd’hui dans les mains d’Hugues Pagan, un scénariste maison rodé au format télé.

Ce septième épisode – il y en a deux par an – intitulé Le dîner de gueux, donne l’occasion à Le Floch d’enquêter sur un personnage surnommé La Griffe (campé par l’excellent Grégori Derangère), un amateur d’or et de femmes qui vole les personnalités d’envergure. Maisons closes et paris clandestins figurent parmi les ingrédients de cette nouvelle intrigue plutôt bien ficelée.

Comme lors des précédentes saisons, on regrettera toutefois certaines interprétations trop théâtrales et des décors qui laissent à désirer. Mais globalement, dans ce genre réputé difficile, on peut reconnaître que Nicolas Le Floch s’en tire très bien et qu’il constitue désormais pour France 2 une valeur sûre, un peu comme l’est devenu Les petits meurtres d’Agatha Christie.

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