Série: Les Tudors saison 3

Depuis 2007, la vie de Jonathan Rhys Meyers n'est qu'une descente aux enfers. Pourtant, l'acteur avait tout pour réussir.

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A le voir comme ça, dans la peau du caractériel Henri VIII d'Angleterre, on est loin de s'imaginer les épreuves que Jonathan Rhys Meyers s'inflige en coulisse, dans sa vie de tous les jours. A mille lieues de l'arrogance qu'il insuffle à son personnage haut en couleur, cet Irlandais d'origine est aujourd'hui une vraie épave. Une loque même, qui semble avoir touché le fond en juin dernier alors qu'il était hospitalisé d'urgence à Londres. Une tentative de suicide? Tout le monde y pense. Mais un proche dément. C'est une "rechute"! Entendez par là que le démon de l'alcool l'a rattrapé.

Véritable écorché vif, l'acteur a toujours développé ce petit côté rebelle qui lui a causé tant d'ennuis. La faute, peut-être, au divorce de ses parents alors qu'il n'était encore qu'un gamin. Elève dissipé (il a mis le feu à une salle de classe), Rhys Meyers a, paradoxalement, géré sa carrière avec discipline. Découvert par un agent à l'âge de 16 ans, il n'a jamais cessé de tourner depuis 1994. Velvet Goldmine, Gormenghast, Chevauchée avec le diable…: autant de productions qui ont fait de lui un acteur incontournable, et qui vont l'amener à apparaître dans le populaire Joue-la comme Beckham, avant de tourner pour Woody Allen (Match Point).

Mais c'est sans conteste le rôle qu'il a obtenu en 2007 dans Les Tudors qui lui a offert la notoriété internationale. Un succès très vite assombri par le décès de sa mère, la même année, dont il était très proche. Depuis, le comédien n'est plus que l'ombre de lui-même, et enchaîne les scandales comme les cures de désintox. On le verra tout de même bientôt au cinéma dans Albert Nobbs et Belle du Seigneur, deux films bouclés avant son pétage de plomb estival. La suite de sa carrière se résume donc aujourd'hui à un point d'interrogation. Un beau gâchis.

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