[SERIE] les Petits meurtres d’Agatha Christie

La pétillante rouquine Blandine Bellavoir donne des couleurs aux enquêtes de la grande prêtresse du crime.

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Aux côtés de Samuel Labarthe (le commissaire Laurence) et d’Élodie Frenck (sa secrétaire particulière Marlène), Blandine Bellavoir (la journaliste Alice Avril) réinvente brillamment Les petits meurtres depuis le départ du duo Duléry-Colucci. Rencontre au Festival de la fiction TV de La Rochelle.   

Pourquoi le rôle d’Alice Avril est un vrai cadeau?

BLANDINE BELLAVOIR – Quand on fait des séries, on peut parfois s’ennuyer dans un rôle. Avec Alice, j’ai vraiment de la marge avant de pouvoir en faire le tour. En plus, pour mener ses investigations, mon personnage se déguise en permanence. Je joue un personnage qui joue aussi des personnages. Alice s’adapte à toutes les situations et modifie sa façon de se tenir ou de se vêtir. C’est jubilatoire à interpréter. Je n’ai jamais la même tête!  

Votre personnage détonne dans la France des années 1950…

B.B. – Carrément. On pourrait parler d’un ovni. Alice Avril s’est construite toute seule. Elle n’a pas de famille. Elle s’est mariée avec le premier mec venu parce qu’il fallait faire comme tout le monde. Mais elle a divorcé, ce qui était assez compliqué à cette époque. Elle se débrouille et assume son indépendance dans un monde très masculin. Avril veut s’investir professionnellement et faire carrière "comme un homme". D’égal à égal. Une vrai féministe.

C’est tout le contraire de Marlène…

B.B. – Marlène représente tout ce qu’Avril refuse d’être. La secrétaire du commissaire pourrait se marier, avoir des enfants et devenir une femme au foyer. Pour Alice, c’est hors de question. Se réaliser, c’est exister seule et être libre.

Comment percevez-vous le commissaire Laurence?

B.B. – D’une certaine manière, Laurence protège Avril, même s’il fait preuve de beaucoup de misogynie. C’est une sorte de père spirituel. L’homme qui ne faillira jamais…

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