[SERIE] Les Hommes de l’ombre – Saison 2

Les Hommes de l'ombre n'ont pas le choix: cette saison 2 les contraint à un nouveau départ.

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On efface tout et on recommence. Après la démission de Nathalie Baye, qui incarnait la figure de proue de la première fournée des Hommes de l'ombre en 2012, ses scénaristes ont dû repenser leur série. Manque de bol, l'écriture de la saison 2 était déjà entamée. Pas de quoi toutefois remettre en question l'existence de la fiction. "Nathalie Baye a toujours dit qu'elle ne savait pas si elle reviendrait", explique Emmanuel Daucé, l'un de ses producteurs. Les auteurs, dans le doute, avaient dès lors prévu une fin de première salve "floue", qui leur permettrait de rebondir le cas échéant. Ils ont bien fait! En ce début de second round, on retrouve Alain Marjorie (Nicolas Marié), l'ex-candidat de la Gauche, à la tête de l'Etat français. Exit donc Anne Visage (Baye), sa concurrente centriste, dont l'histoire est balayée d'un simple revers de la main. Si le concept du feuilleton ne change pas (on continue de suivre les manœuvres des communicants qui entourent les différentes personnalités politiques), la thématique principale, en revanche, évolue. Alors que les premiers chapitres évoquaient la conquête du pouvoir, ces six épisodes flambant neufs nous entraînent au cœur de celui-ci. Aux côtés du président de la République, un an après son élection, alors que celui-ci est confronté à des problèmes de gouvernance, mais aussi en proie aux sautes d'humeur de son épouse bipolaire, Elisabeth (Carole Bouquet). Pour l'épauler, il peut cependant compter sur les conseils de Simon Kapita (Bruno Wolkowitch), ancien soutien d'Anne Visage, et sur la présence de Gabrielle Tackichieff (Aure Atika, une nouvelle recrue), la secrétaire générale de l'Elysée. On l'aura compris, ces inédits reposent sur une tout autre dynamique scénaristique. Moins emballante, il faut l’avouer, mais plutôt efficace.

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